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La Métamédecine, un outil pour lâcher prise... par Estelle Daves

Nous vivons dans une société où, pour bien des personnes, la ténacité et l’obstination sont considérées comme des qualités mais quand celles-ci prennent le pouroir sur nos préoccupations et que l’on rumine sans cesse, elles nous prennent au piège, elles nous deviennent néfastes et c’est la prise de tête. Il devient alors préférable de lâcher prise.

La  peur de souffrir fait bien plus de mal
que la souffrance elle-même.
Paolo Cuello

Lâcher prise c'est faire face à nos peurs, plutôt que de les nier ; c’est accepter de prendre des risques plutôt que de fuir ; c'est prendre conscience de notre souffrance et  en retrouver l'origine plutôt que nous en détourner ; c'est se donner les moyens de nous débarrasser des structures mentales ou égotiques encombrantes et  superflues. C'est, enfin, accueillir nos peines, nos chagrins, toutes nos tristesses, en nous mettant à l'écoute du message ou des messages qu'elles portent, en prenant conscience que notre santé est influencée par nos états d'âme, nos états d'être et qu'il n'appartient qu'à nous d'y mettre fin.

La mémoire, un obstacle au lâcher prise

Ce qui nous empêche de lâcher prise prend souvent racine dans notre mémoire émotionnelle. Les sujets sur lesquels il nous est si difficile de lâcher prise vont pouvoir nous informer, nous renseigner et nous guider vers des évènements de notre passé, qui parfois de manière inconsciente sont inscrits en nous et sont porteurs de bien des souffrances.
 

Se mettre à l'écoute est une démarche importante, à mon sens indispensable en matière de lâcher prise, car tout comme les signes ou symptômes que  notre corps physique nous envoie, il y a dans ce à quoi nous nous accrochons, des signaux qui vont nous permettrent de prendre conscience que certaines compréhensions ou interprétations auraient intérêt à être modifiées ou transformées, puisqu’elles peuvent être source de mal être physique, psychique ou émotionnel.
 

Si lors d'une situation nous ressentons une émotion négative, cela peut-être de la peur, de la colère ou encore de l'angoisse et qu'il nous est difficile voir, impossible d'accepter ou d'admettre cet évènement ou cette nouvelle situation, il y a certainement  une résonance avec un évènement du passé enregistré dans notre mémoire émotionnelle qui aujourd'hui fonctionne comme un frein à notre évolution

J'ai rencontré en consultation une personne de plus de 60 ans qui n'arrivait pas à détacher ses pensées de la présence de deux camions qui chaque matin faisaient du bruit sous ces fenêtres. Son obstination était telle qu'elle en était venue à penser que ces derniers étaient responsables de la dépression qu'elle vivait. Lors de notre partage elle me parla avec beaucoup d'émotion de son père et des rancœurs et ressentiments qu'elle avait toujours à l'égard de cet homme. Lorsqu'elle était enfant, elle vivait au-dessus du garage que dirigeait celui-ci et dont la  spécialité était les camions diesel. Cela peut vous paraître étrange et pourtant c'est par le biais de sa mémoire auditive qu'elle fut mise sur la voie.  Accompagnée,  elle a pu faire un travail afin de se libérer de toutes les émotions négatives qui ne lui étaient pas favorable. À la séance suivante  elle m'annonçait qu'elle avait retrouvé une partie de sa joie de vivre et m'informait que depuis trois jours elle n'avait plus entendu ces véhicules. Elle avait lâché prise.
 

Il peut aussi y avoir, logées dans notre mémoire, des croyances qui ne nous sont plus favorables et auxquelles nous nous accrochons. Ces croyances nous maintiennent dans un système de dépendance et là encore nous empêchent de lâcher prise. Bien que se soit inconscient elles fonctionnent comme des programmations qui, par leurs manifestations dans notre vie, vont nous empêcher d'accueillir ce qui est.
 

On a pu entendre des phrases comme : « La vie est un combat », « Il faut travailler dur pour réussir »,  « Un malheur n'arrive jamais seul », « Toute bonne chose a une fin ».  Et bien d'autres propos encore... que l'on a pu  enregistrer, intégrer ou encore  les phrases qui s'adressaient directement à nous : « Tu ne sais rien faire de tes dix doigts »,  « Tu es bête  », « Tu me fais honte », « Mais qu'est ce que j'ai fait pour avoir une fille, un fils pareil ? » .............

Quand j'étais enfant j'ai souvent entendu de la bouche de mes parents : « Ma pauvre  fille, avec ton caractère, personne ne voudra jamais de toi ! ». Et l'interprétation que j'en donnais était que, si mes parents qui m'aimaient me disaient cela, c'est que ça devait être vrai et le comble est que pendant des années, j'y ai donné foi, j'y ai cru. Ces croyances ont été la cause directe de bien des moments de solitude affective.

Un outil, accessible à tous...
 

Modifier ou transformer les interprétations négatives de notre passé peut sembler aussi facile à dire que quand on s'entend dire : « Lâche prise ! ».

C'est pourtant possible et pas nécessairement difficile ou long de se défaire de nos croyances erronées, de nos programmations, de tous ces blocages qui nous emmènent souvent directement dans des peurs dont la principale est celle de souffrir.
 

Tout d’abord il nous faudra prendre conscience de ce qui est et l'accepter en disant : Oui. Oui mon employeur a supprimé mon poste ; oui mon conjoint m'a trompé ; oui j'ai trop de poids ou, tout simplement, oui j’ai de la difficulté à lâcher prise. Tant que nous ne sommes pas conscients de notre souffrance, nous ne pouvons pas nous en libérer.
 

Ensuite il sera intéressant de définir le sentiment que la situation provoque en nous et vérifier s’il n'y a pas un phénomène de résonance avec un évènement passé dont l’emprise sur nous s’est matérialisé sous différentes formes mais dans tous les cas de façon négative.

Il va nous falloir chercher à quoi l'évènement ou la situation nous ramène afin de s'interroger pour savoir s’il n'y a pas un conflit non réglé qui nous fait défaut ou dont nous n'avons plus besoin.
 

C'est en reprenant contact avec l’évènement du passé à l’origine de nos dissonances intérieures qu’il va nous être possible d’accepter notre réalité. C’est en retournant dans la situation qui a fait naître ce ou ces sentiments négatifs et en les revivant émotionnellement que l'on va pouvoir changer le film, la compréhension ou l'interprétation du moment pour en placer une nouvelle. En participant activement et en s’impliquant, nous allons pouvoir devenir acteur de notre vie. Dans cette démarche, il est essentiel de veiller à ce que le mental ou nos pensées analytiques  n’interfèrent en aucune façon. Les mécanismes défavorables à notre vie d'aujourd'hui mis en place par l'enfant, l'adolescent ou le jeune adulte, vont pouvoir disparaître pour laisser place à la résonance positive de nouvelles interprétations.

Si le lâcher prise est la clef de notre propre liberté celle-ci ne pourra prendre sa réelle dimension, sa pleine expression qu’en y introduisant le pardon !

Le pardon va nous permettre d'éviter de perpétuer en soi et chez les autres les mêmes schémas négatifs.
 

S’il  est préférable d’être accompagné la première fois, c'est très rapidement que l'on pourra utiliser seul ce merveilleux outil de libération afin de nous délester de certains bagages inutiles et de cheminer plus librement vers cet ailleurs qui n'est qu'a l'intérieur de nous.
 

En avançant en conscience, en utilisant les outils qui sont à notre portée, en étant à l'écoute de ce qui se passe en nous et autour de nous, il va nous être possible de lâcher prise. En rendant la liberté à notre nature véritable, à l’identité première que nous avons maintenue emprisonnée dans notre mémoire, les portes s’ouvrent et nous pouvons manifester notre individualité afin d'accéder à un plus grand bien être.
 

Article écrit et proposé par Estelle Daves

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Commentaire(s) des internautes

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Anne a écrit le 21/07/2009

Bravo pour l'article du lâcher prise.....mais quel travail de tous les jours!
Voulez-vous me donner une clef ou un conseil pour lâcher prise par rapport à certaines personnes jalouses qui me pourrissent la vie (coups bas.....surtout ds le milieu professionnel).....j'ai tout essayé : ne pas répondre, ignorer...surtout lutter pour ne pas douter de moi car je me sens rabaissée....et cela vient de l'enfance (toujours rabaissée). Merci car les jalousies de femmes c'est vraiment cruel parfois et je suis assez sensible!...je sais ce que je vaux et je suis compétente mais tous les coups sont permis et je m'épuise.....Me ressourcer devient de plus en plus difficile car mes émotions sont plus fortes que moi! Je ressens physiquement des baisses d'énergie style *coup de pompe* et ceci 2 ou 3 fois dans la journée avec sensation que je vais tomber dans les pommes avec début de crise de panique.....est-ce du surmenage et comment lâcher prise par rapport à ce symptôme. Merci.
 




Daves Estelle a écrit le 25/08/2009

Avant tout, Anne  je vous prie d’excuser mon retard à vous répondre je n’ai vu votre demande que ce matin.
Vous me parlez des personnes qui vous pourrissent la vie et en vous lisant je constate que vous avez fait les liens avec une possible blessure d’enfant qui perdure aujourd’hui, bravo, C’est déjà un grand bout du chemin qui mène à la libération.
La vie nous place toujours face à des évènements ou situations ou encore personnes qui vont bien malgré elle nous permettrent de comprendre certaines leçons.
 Nous apprenons par la répétition,  tant qu’une leçon n’est pas intégré nous reproduirons les mêmes schémas.
Vos émotions sont les expressions inconscientes des pensées de votre corps, elles aussi sont là pour vous aider à libérer ce dont vous n’avez plus besoin aujourd’hui.
Les symptômes physiques que vous éprouvez aujourd’hui sont eux aussi là pour vous parlez.
Bonne nouvelle Anne, vous entendez tous ces signes et le fait d’avoir écrit cette demande témoigne que vous êtes prête à vous départir de surcharges émotionnelles qui vous empêchent d’être heureuse.
Si vous me le permettez, je vous conseillerai dans un premier temps de retrouver votre valeur et de ne plus entretenir ce sentiment d’infériorité. Pour ce faire je vous encourage à retourner vers la petite Anne, dans une situation lointaine ou cette petite fille s’est sentie rabaissé. Fermez les yeux, voyez cette enfant et parlez-lui. Dites-lui que pour vous elle est merveilleuse, que vous reconnaissez toutes ces belles forces et qualités. Que ce que pensent ou disent ces camarades ou entourage n’appartiens qu’à eux, ce sont leurs propres blessures qui les font agir ainsi. Rassurez là, faites le geste de la serrez sur votre cœur afin qu’elle ressente bien que maintenant, c’est fini. Et si vous avez dans ce moment d’amour avec vous même des larmes, laissez allez, c’est elle qui pleure, elle a le droit de laissez sortir ce chagrin, c’est une toute petite fille qui a tant besoin de vous pas des autres Anne, que de vous.
 
J’espère que ces mots ont du sens pour vous et que cela puisse vous aider. Si vous en éprouvez le besoin ou si vous désirez un éclaircissement vous pouvez m’atteindre au téléphone 079 826 47 87  ou encore visitez le site ( pas tout à fait fini…)          www.estelledaves.com

Il est parfois difficile de faire cette démarche seule, peut-être qu’une séance de libération vous aiderais. Merci de me tenir infomez de l'évolution.
Bien chaleureusement
Estelle
 




CLEMENT a écrit le 09/12/2009

Bonjour, juste pour une précision est ce que cette technique ne serait pas cousine voir soeur de EFT que je pratique d'ailleurs sur moi et aussi sur quelques personnes...

Merci de votre réponse.

Salutations...




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